• Pêcheurs au bord du canal
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                       TABLEAU CHRONOLOGIQUE DES MAIRES DE FILLE-GUECELARD puis de FILLE

     

    Copie Archives Mairie de FILLE
     
    DE TOUS LES MAIRES DE FILLE-GUECELARD OU FILLE, DONC DEPUIS LA REVOLUTION  FRANCAISE, LE MAIRE QUI A EU LA PLUS LONGUE MANDATURE FUT MONSIEUR ALPHONSE BEUNARDEAU QUI TOTALISE 22 ANNEES DE MANDAT (dont les années de la dernière guerre) ; il est mort en 1951 en cours de mandat.
    ENSUITE VIENT, MONSIEUR GERARD CHOISNET QUI EN TOTALISE 19, PUIS VIENT ENSUITE MONSIEUR JOSEPH DE LINIERE QUI EN TOTALISE 13, et ENSUITE MESSIEURS EUGENE VAIDIE ET JULES DENET : 12, etc...
     
     
    Avant 1850, depuis la Révolution, il y eut le 3 MESSIDOR AN VIII, le citoyen TANCHOT nommé par le Préfet AUVRAY. Il est resté Maire jusqu'en fin d'année 1811.
     
    Puis vinrent ensuite :
     
    - Monsieur HERON, en remplacement de Monsieur TANCHOT (était précédemment adjoint) ;
    - Monsieur VERON Auguste devint Maire en septembre 1830 (Messieurs RAGUIDEAU et PELPOIN adjoints) ;
    - Monsieur TROUVE François devint Maire le 3 Janvier 1836.
    - Monsieur RAGOT Germain devint Maire le 2 Février 1843.
     
    Avant la révolution, les villages n'avaient pas de Maires.

    Le décret de l'Assemblée nationale du 20 septembre 1792 définit un nouveau mode de « constater l'état civil des citoyens », la tenue des registres étant retirée aux curés et remise aux maires.

     
     
     
    zeb 049
     
    extrait de la carte topographique du MANS, série bleue
     
     
    LIENS :

     
       
     
     
       
     

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  • CONSTRUCTION DU PONT DE FILLÉ SOUS LE MANDAT DE MONSIEUR CHARLES DE VAUGUYON

    La photo du dessus avait été adressée en 2004 au Maire de Fillé par Monsieur F. LÉPINE de l'Association pour la Mémoire et la Notoriété de Louis Auguste Marie Harel de la Noë.
    Cette photo originale du pont de Fillé avait été prise par une équipe de cinéastes qui avait réalisé un film sur la vie et l'œuvre de notre grand ingénieur breton. Nous l'en remercions ici.

    Ci-dessous, plan datant de 1840 du bourg de FILLE sans le pont...
     

     




    Le projet du pont du tramway prend forme : le pont sera l'œuvre d'un grand ingénieur breton Louis HAREL DE LA NOË (1852-1931). Après avoir conçu le pont-canal de Briare, Monsieur HAREL DE LA NOË est nommé au service ordinaire des Ponts et Chaussées de la Sarthe, à compter du 1er Mai 1884.
     
    C'est à lui que l'on doit la conception de notre pont de FILLÉ. Il réalisa également le fameux pont en X au MANS et le pont de la Râterie à ALLONNES conçu à l'identique à celui de FILLË : le tablier étant soutenu par deux axes métalliques de 56,33 mètres.

    Le pont d'Harel de la Noë vu du clocher de l'église de FILLÉ lors de sa reconstruction.
     
     
     
    Article du 17 Juin 2009 de "LA VIE DU RAIL" concernant le dernier livre de l'ASSOCIATION POUR LA MÉMOIRE ET LA NOTORIÉTÉ D'HAREL DE LA NOË présenté à Montparnasse, Maison de la Bretagne, le 23 Juin 2009
     

     
     

    Le conseil se penche également sur ce projet du pont du tramway sur la Sarthe : il sera à double voie si la commune consent à la dépense ! Or la commune s'engage à payer une somme de 7500 F pour avoir un pont route à double voie. Nous remercions le Conseil de 1893 d'avoir été AVANT-GARDISTES (le pont redeviendra quelque temps à voie unique beaucoup plus tard - en 2007 - suite à sa rénovation ; résultat d'un problème de revêtement de chaussée).

    Longtemps après la construction du pont de fer à laquelle avait participé de nombreux adolescents du cru comme chauffeurs de rivets, un livre édité en 2003 aux Presses de l'École nationale des Ponts et Chaussées consacré à notre ingénieux ingénieur breton (il est natif de Saint-Brieuc) et écrit par une association de passionnés pour la mémoire et la notoriété de ce bâtisseur de talent, souligne que : "Si les populations riveraines des fleuves échappent désormais à la sujétion des grands ponts à voie unique, c'est à l'exemple décisif de ce pont de FILLÉ qu'elles devront ce bienfait" et de conclure :

    "Aux Manceaux qui regrettent la vision du pont en X original, malheureusement détruit à la Libération, nous suggérons qu'ils aillent voir le pont de FILLÉ, d'une grande qualité technique, de forme originale et d'une ligne très pure. Le pont de FILLÉ est le plus bel ouvrage d'HAREL DE LA NOË toujours en service routier dans la Sarthe."

    Il fait d'ailleurs l'objet de deux illustrations en couleurs dans le livre précité dont une concernant l'extrémité d'un des garde-corps en briques rouges lesquels seront démolis en 2007 suite à sa rénovation.

    HAREL DE LA NOË construit donc notre pont de FILLÉ en 1896. Il était contemporain de GUSTAVE EIFFEL qui disait de lui lors de l'inauguration du pont en X au MANS : "En fait de tour, Monsieur HAREL en a plus d'un dans son sac. Parce que je suis ingénieur, croyez-vous que la beauté ne me préoccupe pas ? Nous nous efforçons de faire solide et durable, pourquoi ne nous efforcerions nous pas de faire élégant ?".

    Cet ouvrage d'art fut commandité aux Ateliers de Construction des Forges et Fonderies d'Hautmont.

     

     

    IMG_0040

     

    Le pont de Fillé pendant le passage du petit train.

    photo remise par la famille Gesté

     



    Le Pont d'Harel de la Noë rénové en 2008 et ci-dessous dans la brume hivernale.
     
     
    (Il fut regrettable qu'une pétition ait circulé dans le bourg suite aux travaux de rénovation du pont car cette décision n'appartenait pas du tout au Conseil Municipal de Fillé mais uniquement à la DDE mais bien évidemment, mais qu'importe la raison : nous étions en période électorale...). 
     
     



    Monsieur Charles de VAUGUYON étant réélu Maire de FILLE le 24 Novembre 1895, autorisation lui est donnée d'avancer les 7500 F pour la construction de ce pont du tramway ce qui nécessitera la réalisation d'un emprunt de 5000 F.

    Le 7 Mars 1897, le Conseil Municipal réuni en séance extraordinaire demande que la Commune soit dispensée de payer l'empierrement de la rampe du pont. En 1898, le Conseil demande toujours que le chemin d'accès au pont du tramway soit empierré le plus tôt possible.





     
     
      Traduction :

    "L'an 1897, le 7 Mars à 2 heures du soir, le Conseil Municipal de FILLÉ s'est réuni au lieu ordinaire de ses séances, salle de la Mairie, sous la présidence de Monsieur de VAUGUYON, Commandeur de la Légion d'Honneur, Maire pour la tenue de cette séance et ensuite de la convocation faite par lettres individuelles, le 28 Février dernier...

    Monsieur le Président donne lecture d'une lettre de Monsieur le Préfet de la Sarthe en date du 25 Février 1897 qui invite le Conseil Municipal à prendre les mesures nécessaires pour assurer la réalisation de la somme de 7500 Francs par voie d'imposition extraordinaire, d'emprunt et de souscription, que la commune de FILLÉ s'est engagée à payer à l'administration du tramway pour avoir un pont-route à double voie sur la Sarthe, conformément à sa délibération en date du 17 Août 1896, approuvée par Monsieur le Préfet de la Sarthe, le 10 Février 1897.

    Après la lecture de la lettre précitée, le Conseil Municipal à l'honneur d'exposer à Monsieur le Préfet que lors des conventions faites avec Monsieur Q......, Ingénieur des Ponts et Chaussées au sujet de l'indemnité à payer par la commune pour l'établissement d'une double voie servant au passage des voitures sur le pont du tramway, il a été convenu que moyennant une somme de 7500 Francs payée par la Commune à l'Administration, ce pont serait livré au public sans qu'il y eut lieu à d'autres dépenses par la Commune et par conséquent que la rampe d'accès serait livrée à la Commune empierrée et prête à servir.

    Le Conseil sur le rapport du Maire qui est certain d'avoir rapporté fidèlement les engagements verbaux de l'Administration, n'a voté les 7500 Francs de subvention que dans ces conditions. Cependant, l'Administration parle d'exiger de la Commune le paiement de cet empierrement, se fondant, sur ce, que d'autres commune intéressées sont obligées de faire cette dépense.

    Le Conseil a l'honneur de faire observer à Monsieur le Préfet que le cas de la commune de FILLÉ n'est pas celui des autres communes. FILLÉ, seule, s'est engagée pour jouir de ce pont à payer une somme relativement très considérable vu la pauvreté de cette petite commune.

    En conséquence de ces faits, le Conseil Municipal de FILLÉ a l'honneur de prier Monsieur le Préfet de vouloir bien soutenir sa cause devant l'administration du tramway et lui demander de tenir ses engagements, fussent-ils verbaux, mais faits de très bonne foi des deux côtés
    .

    Accord est donné par le Conseil Général de la Sarthe dont ci-joint extrait Source Gallica Bnf.fr Bibliothèque Nationale de France.

    acccord du Conseil général en 1 sur 250 frs pour l'empierrement





     

    CI-DESSOUS, PLAN DU BOURG SUR LEQUEL EST PROJETÉ LE PONT DU TRAMWAY


    à gauche l'embranchement avec la route de Voivres (devenue route de la Libération)



    HAREL DE LA NOË  a construit également la gare de Fillé.

    Par aille
    urs, le conseil est saisi d'une demande émanant de personnes de FILLÉ pour créer une assemblée (fête) le lundi de Pâques à la Gare du tramway (?).


    Dans un premier temps, après délibération, le conseil donne avis favorable au sieur Ch..... mais le Maire a voté contre cette proposition considérant que l'emplacement était mal choisi par suite du voisinage de la gare de tramway et du pont dont les garde-fous constituent un danger et, de plus, les stands des forains ne peuvent être établis que le long du chemin dit "d'intérêt communal" qui, selon lui, n'offre pas une assez grande largeur... affaire à suivre.

     

    AVANT RENOVATION :

    Extrémité d'un garde-corps avant sa démolition en 2007 lors de la rénovation du pont : ces ouvrages étaient conçus en briques comme ceux des viaducs édifiés par Harel de la Noë (viaducs, de Vau-Hervé, de Kerdéozer, de Blanchardeau, du Parfond de Gouet et surtout ceux de Grognet et de Douvenant qui sont un peu dans le même style qu'étaient conçus les garde-corps du pont de Fillé (tous ces ouvrages sont la plupart en Bretagne comme leur nom ne l'indique pas). 

    APRÈS RÉNOVATION :

    ci-dessous les anciens garde-corps en brique et leur rambarde ont été remplacés par une structure métallique permettant une meilleure sécurité notamment dans le cas d'une sortie de route car les anciennes rambardes étaient d'une conception fort légère et non adaptée pour le trafic actuel.

    photos collection particulière

     

     

    LE PONT DE FILLÉ CONSTRUIT PAR L'INGÉNIEUR HAREL DE LA NOË



    photo collection particulière
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    HISTOIRE DE LA PASSERELLE
     
     
     
     
     
     
    HISTOIRE DE LA PASSERELLE
     
     
    Tu te souviens du pont
    Qu'on traversait naguère
    Pour passer la rivière
    Tout près de la maison
    ... (Yves Duteil)


     

    Une passerelle en bois (puis en béton après l'incendie du secteur de l'église en 1944) a été installée tout simplement à l'emplacement de l'embarcadère après la suppression du bac pour pallier à la dénivellation du terrain permettant ainsi une meilleure circulation des promeneurs le long de la rivière tout en permettant l'amarrage des barques.

     
    Parmi les tout jeunes enfants qui posent sur la passerelle se trouve notre ami René GAIGNON, natif de FILLE qui nous apprendra tant "d'histoires" sur l'HISTOIRE de FILLÉ. Ses parents habitaient dans le bourg à l'emplacement de l'ancienne épicerie (son père était sabotier) et il y a vécu beaucoup d'évènements très souvent relatés dans la presse locale (sur le tramway, Henri Vallée, la vie entre les deux-guerres, etc...).
    Cette passerelle en bois si bucolique est devenue un passage en béton après-guerre (dommage !)
    ci-dessous, les promeneurs et le curé du village sur la passerelle en bois.
     
     
     
     
    Si tu reviens par là
                                           Tu verras la rivière                                        

    et j'ai refait en pierre

    Le petit pont de bois...

    (Yves Duteil)

     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    Sources bibliographique :
    ouvrage sur LOUIS HAREL DE LA NOE (1852-1931) écrit par l'Association pour la Mémoire et la Notoriété de Louis Harel de la Noe sous la Direction de François Lépine
    Un grand Ingénieur breton - édition : Presses de l'Ecole Nationale des Ponts et Chaussées.
    Sources manuscrites :
    Archives de la Mairie de Fillé concernant les plans et la correspondance de la Municipalité de l'Epoque à Monsieur le Préfet.
    Article l'Eiffel des PETITS TRAINS HAREL DE LA NOE (1852-1931) sur l'ouvrage des Petits Trains de la Sarthe d'Alain de Dieuleveult et Jean Edom.
    Source Gallica Bnf.fr Bibliothèque Nationale de France.
     
    LIENS :
     
    LE ROBOT DE LISA BUZZ

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    La Belle Epoque - Messieurs Roboam et Loriot respectivement Maires jusqu'en 1908.

     
     

     

    Ci-dessus : Première carte postale de FILLÉ écrite en 1902 par des Pêcheurs (un pêcheur de brochets ; carte postale-photo rare collection personnelle).

    Après la guerre franco-prussienne de 1870, la France vit une longue période de paix favorable aux progrès économiques et techniques. Les gens étaient paraît-ils insouciants : "LA BELLE ÉPOQUE !"

    Mais qu'en étaient-ils des gens de FILLÉ ? des fermiers, des journaliers, des domestiques, etc...


    Il est vrai que l'on voit apparaître une succession d'inventions : la bicyclette, les avions, les automobiles se développent, on commence à en voir à FILLÉ dans les années 20. Après la guerre de 1914/18, la France rurale se modernise et FILLÉ voit arriver la fée électricité. Le 25 Février 1900, le conseil municipal décide le rattachement de la commune au réseau téléphonique départemental.

    Sur le bord de la Sarthe, notamment à proximité du pont et de la gare se construisent les premiers "chalets" des citadins qui viennent passer l'été et les dimanches à la campagne.

    Cependant, PESCHE rapporte au XIX° siècle que les terres de la commune sont particulièrement médiocres et il mentionne une communauté humaine assez pauvre.

    Le Bulletin de la Société d'Agriculture, des Sciences et des Arts de la Sarthe, année 1881, publie un rapport au sujet de l'action du froid sur la végétation suite à l'hiver de 1879/1880, en raison de sa rigueur exceptionnelle et ses effets désastreux en particulier sur les arbres forestiers. Environ les 7/10 des pins maritimes du département ont succombé à la rigueur du froid.

    "Si maintenant nous examinons sur quels points du département les pertes ont été surtout sensibles, nous verrons que les environs de la Flèche, Château-du-Loir, le Lude, Ecommoy, Grand-Lucé, Pontvallaint, Fillé, Foulletourte et Connerré ont été particulièrement éprouvés. Dans plusieurs de ces localités, les pins ont péri complètement ; dans plusieurs autres dans la proportion de 75 à 80 pour cent....".

    "Dans les environs de Fillé, pour les arbres de haies : 1/5ème des plantations a péri...."

    Mais le narrateur insiste sur le fait que les dégâts subis par les arbres entourant les champs n'ont pas été seulement constatés autour de Fillé...

    Sources : extraits du Bulletin de la société d'Agriculture - année 1881 - BNF.fr Gallica.

    Selon d'autres sources, la neige est tombée sans discontinuer pendant près de trente heures entre le 4 et 5 décembre 1879 sur une grande partie de l'Europe. Au-dessus de la France qui marque la limite entre l'air froid et l'air doux, la neige est tombée avec une abondance exceptionnelle. Tandis que Paris est pris dans une tourmente de neige, Nantes est pris dans une tempête de verglas : la neige se changeant en une pluie glacée.

    "Sous le poids de la couche glacée, les branches des arbres commencent à s'incliner vers la terre avant de se rompre. Enfin, pendant la nuit suivante, une tempête de neige chassée par un fort vent d'est vint encore aggraver la situation. Les arbres surchargés, y compris les plus forts et les plus vigoureux se brisèrent, notamment les ormes des promenades publiques."

    Source : extraits météopassion/décembre 1879.

    En 1892, il est établi, dans le canton de la Suze, un Comité Républicain. Son but est d'entretenir, entre tous les Républicains du canton, des sentiments de confraternité, de propager des idées républicaines et de préparer des élections républicaines.

    L' Association Ouvrière de l'imprimerie Drouin au Mans en publie les statuts ainsi que les noms de ceux qui composent le bureau et les membres. Seul un habitant de Fillé figure parmi les membres de ce Comité Républicain.

    Source : Département de la Sarthe - canton de la Suze - statuts du Comité Républicain. 

    Sur le compte-rendu in-extenso du Journal Officiel de la République Française - séance du 28 Mars 1895 - il est rapporté que Monsieur GALPIN, Député de la Sarthe a déposé des pétitions portant les signatures de 1274 Maires, conseillers municipaux et cultivateurs bouilleurs de cru des communes de Chemiré-le-Gaudin, Fillé-sur-sarthe, La Guierche, La Quinte, Marigné, Mont-Saint-Jean, Saint-Pavace, Sargé, Souvigné-sous-Ballon.

    Source : Extrait du Journal Officiel de la République Française - séance du 28 Mars 1895 - page 1109 - BNF. fr Gallica

    En 1906, soit huit ans avant la grande guerre de 1914/1918, il est procédé à un recensement général de la population de FILLE. On y dénombre un total de 522 habitants soit 521 Français et une personne de nationalité allemande mais cette personne "étrangère"était en fait une femme née en Lorraine. Or, à cette époque, la Lorraine était malheureusement annexée par l'Allemagne, alors, nous considérerons qu'il n'y avait que des âmes françaises.

    Parmi cette population, il y avait 105 personnes agglomérées dans le bourg et les 417 autres considérées comme population éparse, c'est-à-dire "éparpillée" en campagne et constituant principalement les habitants des fermes.

     

    1906

      (extrait archives départementales de la Sarthe)  

    Dans cette population rurale de FILLE, on dénombrait :  

    * deux maréchaux (MM. Gouet Victor et Papin René) et deux ouvriers-maréchaux (MM. Fresneau Albert et Bienvenu   Joseph)

    * un marchand de bestiaux (M. Gypteau Marcel)

    * un meunier et un ouvrier meunier (le meunier était M. Cosnier Cyprien et l'ouvrier son fils Georges)

    * un curé (M. Touchard André) 

    * un instituteur (M. Alphonse Mohain)

    * une institutrice (Mme Vve Busson Marie)

    * un charron (M. Dubourg Raymond) et un ouvrier charron (M. Dubourg Raymond : père et fils également)  ;

    * un entrepreneur (M. Bizeray Jean qui fut aussi Maire de FILLÉ après la mort de M. Loriot soit de 1908 à 1919)

    * deux charpentiers (MM. Boivin Louis et Georget Louis Père) et trois ouvriers charpentiers (MM. Leroux Eugène, Boivin Louis et Georget Louis fils

    * deux menuisiers (MM. Mallet Michel et Clément Ariste)

    * un tonnelier (M. Piron Ernest)

    * un confiseur (M. Gauvin Auguste)

    * trois maçons (MM. Fournigault Victor et Louis, et Bouleux Constant)

    * un pêcheur (Mr Roboam Louis qui fût aussi Maire de FILLÉ de 1901 à 1904)

    * un sabotier (M. Gaignon Léon)

    * un hongreur (M. Choquet Jean) et un ouvrier hongreur (M. Roger Albert)

    * un cantonnier (M. Barbier Pierre)

    * quatre gardes (MM. Georget Pierre, Leclerc Louis, Durand Hilaire et Landais Auguste)

      * un jardinier au château du Gros chesnay (M.  Froger Clément)

    * trois couturières (dont deux dans le bourg (Mmes Vve Pauline Dumont et Rosalie Duperray) et la troisième dans les Iles  (Mme Clémentine Peccate).

    A cette époque qui marquait l'avènement du tramway, il y avait aussi

    * une receveuse au tramway (Mme Auxilia Ménager)

    * un employé au tramway (M. Brindeau Félix) Le nom de Félix Brindeau figure sur le monument aux morts de Fillé car il est disparu le 23 Août 1918 à l'est de Soissons à l'âge de 20 ans. Il a été cité le 31 juillet 1918 à l'ordre de son régiment où il était caporal pour sa conduite aux combats. Il a reçu la croix de guerre avec bronze (source mémorial GENWEB). Il était le fils d'Auxilia.

    Côté commerçants, il y avait :  

    * trois épicières (MMmes Taron Louise, Vve Madeleine Fontaine et Marie Després) et un épicier (M. Bouteloup Henri)

    *  un boulanger (M. Faifeu Auguste) et un ouvrier boulanger (M. Dubourg William)

      * un cafetier (M. Pommerais Alexandre) ;  

    D'autre part, on y dénombrait :   * 11 journaliers et deux journalières ;   Ce qui est remarquable d'autre part, il y avait pas moins de :   * 66 cultivateurs ;   Or, dans ce chiffre très important, il y avait quelques femmes veuves qui étaient déclarées "chef de famille" et cultivatrice et qui déclaraient leurs enfants, souvent l'aîné, "Aides de culture". En effet, dans chaque famille paysanne, l'un des enfants était "aide de culture". On dénombre ainsi :  

    *  9 domestiques ;

    * 49 aides de culture ou domestiques de culture.

      On voit, à la lecture de ce recensement de population avec l'annotation des métiers exercés par les chefs de famille concernant la population active, combien le monde a changé en 100 ans !  

       

    1906 bis

      Ce récapitulatif de 1906 faisait état de 164 maisons et 166 ménages (extrait archives départementales de la Sarthe).    

    tonnelier
     
    En 1906 à FILLE, il existait un tonnelier.


    photos ci-dessus et ci-dessous collection particulière




    Le couple qui se trouve au centre de la photo (l'homme en cravate et chapeau melon, la femme en chapeau cloche auprès d'un garçonnet habillé de blanc) serait Théodore Botrel et son épouse, l'auteur-compositeur de la "Paimpolaise" qui venait en villégiature à Fillé.


     
     

    Dans un but de perfectionnement de la navigation entre FILLE et MALICORNE, l'Etat entreprend la consolidation du barrage endommagé par suite de grandes crues et la reconstruction du pertuis entre 1871 et 1875. Il est entrepris également la reconstruction des portes de garde du canal ainsi que de la fermeture du pertuis vers 1912. En effet, en 1846 et 1881, il y eut de grandes crues sur la Sarthe.

    niveaux maximaux observés à Fillé : 40,15 m. en 1846 et 40,02 en 1881 (sarthegouv.fr/rapport d'étude crues historiques).


    Le long du canal pour aménager le chemin du halage, l'Etat procède en 1908 à l'aliénation d'une parcelle de terrain désaffecté.



      

     

     

     

    Une jeune fille de Fillé déclare son amour par carte postale "de Fillé" en 1907 à son ami qui est cavalier au 23° dragons, 1er escadron du 3ème peloton de Vincennes.      


        
     

     

    Monsieur Louis ROBOAM fut le premier maire du XX° siècle : il fut élu Maire de sa commune le 16 Juin 1901 et il exerçait l'activité de pêcheur. Un pêcheur élu Maire de Fillé : On ne pouvait-on mieux choisir pour représenter la commune.


     

    photo collection particulière

     

        A la sortie du bourg, vers 1906, les riverains posent ; au premier plan les deux institutrices qui ont légué un terrain au Bureau d'Aide Sociale (terrain sur lequel est implanté actuellement la maison du Temps Libre). Monsieur André TOUCHARD était curé en 1906. (ci-dessous) :
       

    La Belle Epoque - Messieurs Roboam et Loriot respectivement Maires jusqu'en 1908.

    photo collection particulière

     

    A l'emplacement de l'actuel impasse Henri Vallée existait une maison qui empiétait largement sur le trottoir, ci-dessus, à gauche, elle fut donc démolie pour alignement à l'avènement de la voiture.
    ci-dessus et ci-dessous.

     

    La Belle Epoque - Messieurs Roboam et Loriot respectivement Maires jusqu'en 1908.

     
    photo collection particulière
     
     
    Ci-dessous, l'épicerie-mercerie à droite dans le centre-bourg en 1924
     

    L'épicerie-mercerie. En 1906, Mesdames DESPRES Marie et TARON Louise étaient épicières.



    photos collection particulière

    La Belle Epoque - Messieurs Roboam et Loriot respectivement Maires jusqu'en 1908.


    photo collection particulière (1908)

    Les pêcheurs étaient déjà nombreux à venir sur les berges de Fillé mais on voit ceux de la belle époque,  fort élégamment vêtus, porter le canotier tandis que d'autres pratiquent le canotage en famille.... 

     

    La Belle Epoque - Messieurs Roboam et Loriot respectivement Maires jusqu'en 1908.


    photo collection particulière


    ci-dessous : Café-restaurant à l'entrée du village qui est devenu par la suite l'hôtel du Progrès

    Monsieur Alexandre POMMERAIS était cafetier en 1906.
    photo collection particulière


    photo collection particulière

     

    Le maréchal-ferrant à gauche à la sortie du bourg (à droite sur la photo) L'école laique près de la Mairie, à gauche sur la photo.    En Juillet 1903, dans le bulletin de l'Amicale des Instituteurs et Institutrices de la Sarthe dont la devise est "Tous pour un, un pour tous", nous apprenons que l'instituteur de Fillé était Monsieur MOHAIN.    

     
    "Les façades des habitations, le long des rues empruntées par les fidèles, étaient tendues de draps piquetés de feuillages et de fleurs. Au sol, la "fouillée", formée de pétales de roses, de glaieuls et autres fleurs. Parfois, des motifs décoratifs, réalisés à partir de sciures ou de sable teintés, illustraient des passages de la Bible. Des fillettes, tout de blanc vêtues, lançaient des pétales de roses."
     
    texte extrait de LA VIE RELIGIEUSE DANS LA SARTHE de 1900 à 1940 d'André LIGNE.

     

    A Fillé, on voit que la procession entrainée par le prêtre et les enfants de choeur s'est dirigée vers le "reposoir" élevé à l'entrée du bourg dans l'actuel carrefour des rues de la Libération, de l'Aunay, des Gesleries et du Passeur.

    Sous leur soutane rouge, les enfants de chœur portent le surplis blanc. On remarquera l'ensemble des petites filles au premier rang,  également toutes de blanc vêtues et fort bien habillées : certaines portent sur leurs cheveux une couronne de fleurs alors que d'autres sont coiffées d'un joli chapeau.
    Le dais qu'encadrent les servants et enfants de chœur, abrite le prêtre tenant l'ostensoir destiné à l'adoration publique et que celui-ci lève régulièrement au-dessus de sa tête.
    Une fillette à gauche porte la bannière et d'autres enfants également à droite tandis qu'un enfant de chœur porte la croix.
    A gauche, parmi les enfants, une femme portant la coiffe sarthoise.

     


    A Fillé, le moulin appartient donc depuis 1900 à CYPRIEN COSNIER, ce moulin qui sera acquis, un siècle plus tard, par la COMUNAUTÉ DE COMMUNES DU VAL DE SARTHE, sur l'impulsion du Maire en l'an 2000 et il s'appellera ainsi le "MOULIN DE CYPRIEN" promesse faite à son petit-fils RAOUL qui fut le dernier meunier de FILLÉ. Mais grâce à l'action des élus et le courage des bénévoles, la roue qui s'était arrêtée pendant 20 ans après le départ en retraite de RAOUL COSNIER s'est remise à tourner au grand bonheur des passionnés de son moulin. Merci RAOUL.

    LA MÉLODIE DES ROUES A AUBE NE S'ARRÊTERA PAS DE SITÔT !



    La Belle Epoque - Messieurs Roboam et Loriot respectivement Maires jusqu'en 1908.


    photo collection particulière

     
    "Deux enfants au soleil" au bord de la Sarthe au début du siècle dernier.

     

    Monsieur ROBOAM Louis sera Maire en 1901 jusqu'en 1904, puis Monsieur LORIOT François jusqu'en 1908 et Monsieur BIZERAY Jean prendra la suite jusqu'en 1919.


     




    Construction de l'école de filles de Fillé - architecte : LEVESQUE, enduit briques et ardoises


    Monsieur BIZERAY fit construire l'école des filles qui s'achèvera en 1922 à l'angle de la rue des Gesleries et de Bourdigale (qui devint par la suite la rue de la Libération).

     

    Scan

    Pendant l'été 1913, un de ses adjoints lui transmettra, pendant qu'il séjournera dans sa villa à Pornichet, une carte postale de FILLE lui indiquant les conditions proposées par les différents corps de métier, comme le plâtrier et le serrurier du Mans et le peintre de la Suze.


     



    photo collection particulière

    Les élèves de la classe des garçons de l'école de Fillé au début du siècle.
     



    L'établissement abritant l'enseignement privé et tenu par les Soeurs d'Evron a été laicisé par arrêté préfectoral.





    L'Abbé Couronne dans son jardin du presbytère de Fillé


    Grâce à deux "mémoires" de Fillé, on apprend que l'abbé Couronne qui était curé à Fillé durant la dernière guerre et notamment au moment des évènements de la Libération, séminariste sans fortune, il avait néanmoins fait de solides études en langue anglaise ce qui lui permit, plus tard, d'enseigner à son tour au collège Stanislas de Paris.

    Or, souvent, le jeune abbé revenait par le train et c'est à ce moment-là, au mois de juin 1908 qu'il se trouva mêlé à la conversation en anglais de quelques messieurs. Parmi eux se trouvait Wilbur Wright, tout heureux de pouvoir trouver un Sarthois qui puisse le comprendre et à qui il révéla le motif de son déplacement en Europe. L'abbé Couronne se vit donc inviter à servir d'interprète et était présent lors de la première tentative de vol de Monsieur Wright. Celui-ci lui demanda de chronométrer le temps de vol. Plus tard, quand l'abbé racontait cet épisode à son entourage, il tirait sa grosse montre de son gousset au bout de sa chaîne et il disait "C'est cette montre-là qui a chronométré le premier vol de Monsieur Wright !"

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    Wilbur Wright sur le terrain avant l'envol
     


    premier vol en 1903 des Frères WRIGHT (photo prise par un anonyme)
     
    photo collection particulière


    Les premières automobiles apparaissent à FILLE vers les années 20. Le conducteur de la voiture stationnée sur la photo serait Henri VALLEE...
    On recense l'arrivée de la première voiture achetée par Monsieur GYPTEAU, marchand de bestiaux au bourg. Il s'agissait d'une PHAETON TORPEDO de 10 chevaux pour un prix d'époque de 7800 francs.   En 1921, deux voitures sont enregistrées en mairie : une phaêton rapide de 12 chevaux et une ambulance Ford de l'armée américaine.
       
    En ce qui concerne ces deux derniers paragraphes en noir, ceux-ci sont extraits des Données chronologiques remises par Monsieur Pierre Gouet au Maire de Fillé (Pierre Gouet 2005/2006).

     


    Photo de ma collection
    LAVANDIERE AU PIED DE L'EGLISE DE FILLE ET A GAUCHE, LES BATELIERS D'UNE GABARRE POSENT...

          




       

    Ci-dessous, le moulin de FILLE à travers la haie d'aubépine
    (peinture à l'huile de CHRISTIANE CHOISNET)

     

    "En 1910, suite aux inondations au cours de laquelle la RN 23 fut submergée, le rapport du 10 Octobre 1936 établi par Monsieur BASDEVANT, chef de Brigade au service de Nivellement Général de la France, indique : lors de la crue de Janvier 1910, le 14 de ce mois, le niveau de la Sarthe a atteint :
     
    au Moulin de FILLE - 39,515 mètres - trait niveau 3 mètres."
     

     
     
     
     
     
     

     
     
     
    Sources manuscrites concernant le barrage : recherches effectuées par M. Pierre GOUET auprès des Archives Départementales de la Sarthe.
    concernant la procession du Reposoir à Fillé : extrait de la VIE RELIGIEUSE DANS LA SARTHE de 1900 à 1940 d'André LIGNE.
    Pour différences sources nommées : BNF.fr GALLICA.
     
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