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    La Belle Epoque - Messieurs Roboam et Loriot respectivement Maires jusqu'en 1908.

     
     

     

    Ci-dessus : Première carte postale de FILLÉ écrite en 1902 par des Pêcheurs (un pêcheur de brochets ; carte postale-photo rare collection personnelle).

    Après la guerre franco-prussienne de 1870, la France vit une longue période de paix favorable aux progrès économiques et techniques. Les gens étaient paraît-ils insouciants : "LA BELLE ÉPOQUE !"

    Mais qu'en étaient-ils des gens de FILLÉ ? des fermiers, des journaliers, des domestiques, etc...


    Il est vrai que l'on voit apparaître une succession d'inventions : la bicyclette, les avions, les automobiles se développent, on commence à en voir à FILLÉ dans les années 20. Après la guerre de 1914/18, la France rurale se modernise et FILLÉ voit arriver la fée électricité. Le 25 Février 1900, le conseil municipal décide le rattachement de la commune au réseau téléphonique départemental.

    Sur le bord de la Sarthe, notamment à proximité du pont et de la gare se construisent les premiers "chalets" des citadins qui viennent passer l'été et les dimanches à la campagne.

    Cependant, PESCHE (1) rapporte au XIX° siècle que les terres de la commune sont particulièrement médiocres et il mentionne une communauté humaine assez pauvre.

    FILLÉ au XIX°, en effet, est un village petit et discret qui, de mémoire d'hommes s'est toujours tenu à l'écart des vanités, ambitions et vicissitudes du monde. Il n'y a jamais eu, ici, que des générations de paysans menant sereinement ou résignés une vie simple, banale et difficile. 

    (1) Julien Rémy Pesche (né le 1er octobre 1780 à Préval (Sarthe), au lieudit de La Matrassière-Boulay et mort le 17 octobre 1847 à Morteau) est un pharmacien, magistrat, historien et naturaliste français. Il est l’auteur de nombreux ouvrages dont le plus connu est le Dictionnaire topographique, historique et statistique de la Sarthe publié en 1829. Il a également écrit des recueils de chansons et de poésies.

    Le Bulletin de la Société d'Agriculture, des Sciences et des Arts de la Sarthe, année 1881, publie un rapport au sujet de l'action du froid sur la végétation suite à l'hiver de 1879/1880, en raison de sa rigueur exceptionnelle et ses effets désastreux en particulier sur les arbres forestiers. Environ les 7/10 des pins maritimes du département ont succombé à la rigueur du froid.

    "Si maintenant nous examinons sur quels points du département les pertes ont été surtout sensibles, nous verrons que les environs de la Flèche, Château-du-Loir, le Lude, Ecommoy, Grand-Lucé, Pontvallaint, Fillé, Foulletourte et Connerré ont été particulièrement éprouvés. Dans plusieurs de ces localités, les pins ont péri complètement ; dans plusieurs autres dans la proportion de 75 à 80 pour cent....".

    "Dans les environs de Fillé, pour les arbres de haies : 1/5ème des plantations a péri...."

    Mais le narrateur insiste sur le fait que les dégâts subis par les arbres entourant les champs n'ont pas été seulement constatés autour de Fillé...

    Sources : extraits du Bulletin de la société d'Agriculture - année 1881 - BNF.fr Gallica.

    Selon d'autres sources, la neige est tombée sans discontinuer pendant près de trente heures entre le 4 et 5 décembre 1879 sur une grande partie de l'Europe. Au-dessus de la France qui marque la limite entre l'air froid et l'air doux, la neige est tombée avec une abondance exceptionnelle. Tandis que Paris est pris dans une tourmente de neige, Nantes est pris dans une tempête de verglas : la neige se changeant en une pluie glacée.

    "Sous le poids de la couche glacée, les branches des arbres commencent à s'incliner vers la terre avant de se rompre. Enfin, pendant la nuit suivante, une tempête de neige chassée par un fort vent d'est vint encore aggraver la situation. Les arbres surchargés, y compris les plus forts et les plus vigoureux se brisèrent, notamment les ormes des promenades publiques."

    Source : extraits météopassion/décembre 1879.

     

    La Belle Epoque - Messieurs Roboam et Loriot respectivement Maires jusqu'en 1908.L'été 1884 fut extrêmement chaud : on observe dix-huit jours de canicule en Août où le thermomètre dépasse les 30° au Mans. En 1893, l'été est très chaud, en particulier, le mois d'août qui est en même temps très sec. On compte dix jours de températures maxima supérieures à 30° à Sainte-Honorine-du-Fay (Calvados), vingt jours à Angers. En 1895, le mois de septembre est chaud et sec : à Paris on note 35° 5 le 7 septembre et il ne tombe pendant tout ce mois que 0,1 mm d'eau.

    En 1899, au cours de cet été particulièrement chaud en août, on a noté quinze jours à Paris, vingt-neuf à Angers au cours desquels le maximum dépasse 30°. La sécheresse est absolue du 14 août au 1er octobre (49 jours) à Paris. En 1900, l'été fut très chaud et sec également tandis qu'en 19041904.  le maximum absolu de l'année a été noté : a. Le 17 juillet avec 36° 9 à Paris, 39° 0 à Angers, b. Le 18 juillet avec 39° 3 à Tours, 40° 6 à Rennes.

    Source : Les grands étés en France ; http://www.alertes-meteo.com/vague_de_chaleur/vague-de-chaleur-2.php

    Donc, finalement, réchauffement climatique ou pas on apprenait à suffoquer déjà pendant les étés autour de 1900.

     

    La Belle Epoque - Messieurs Roboam et Loriot respectivement Maires jusqu'en 1908.

    En 1892, il est établi, dans le canton de la Suze, un Comité Républicain. Son but est d'entretenir, entre tous les Républicains du canton, des sentiments de confraternité, de propager des idées républicaines et de préparer des élections républicaines.

    L' Association Ouvrière de l'imprimerie Drouin au Mans en publie les statuts ainsi que les noms de ceux qui composent le bureau et les membres. Seul un habitant de Fillé figure parmi les membres de ce Comité Républicain.

    Source : Département de la Sarthe - canton de la Suze - statuts du Comité Républicain. 

    Sur le compte-rendu in-extenso du Journal Officiel de la République Française - séance du 28 Mars 1895 - il est rapporté que Monsieur GALPIN, Député de la Sarthe a déposé des pétitions portant les signatures de 1274 Maires, conseillers municipaux et cultivateurs bouilleurs de cru des communes de Chemiré-le-Gaudin, Fillé-sur-sarthe, La Guierche, La Quinte, Marigné, Mont-Saint-Jean, Saint-Pavace, Sargé, Souvigné-sous-Ballon.

    Source : Extrait du Journal Officiel de la République Française - séance du 28 Mars 1895 - page 1109 - BNF. fr Gallica

    En 1906, soit huit ans avant la grande guerre de 1914/1918, il est procédé à un recensement général de la population de FILLE. On y dénombre un total de 522 habitants soit 521 Français et une personne de nationalité allemande mais cette personne "étrangère"était en fait une femme née en Lorraine. Or, à cette époque, la Lorraine était malheureusement annexée par l'Allemagne, alors, nous considérerons qu'il n'y avait que des âmes françaises.

    Parmi cette population, il y avait 105 personnes agglomérées dans le bourg et les 417 autres considérées comme population éparse, c'est-à-dire "éparpillée" en campagne et constituant principalement les habitants des fermes.

     

    1906

     

     

    (extrait archives départementales de la Sarthe)  

    Dans cette population rurale de FILLÉ, on dénombrait :  

    * deux maréchaux (MM. Gouet Victor et Papin René) et deux ouvriers-maréchaux (MM. Fresneau Albert et Bienvenu   Joseph)

    * un marchand de bestiaux (M. Gypteau Marcel)

    * un meunier et un ouvrier meunier (le meunier était M. Cosnier Cyprien et l'ouvrier son fils Georges)

    * un curé (M. Touchard André) 

    * un instituteur (M. Alphonse Mohain)

    * une institutrice (Mme Vve Busson Marie)

    * un charron (M. Dubourg Raymond) et un ouvrier charron (M. Dubourg Raymond : père et fils également)  ;

    * un entrepreneur (M. Bizeray Jean qui fut aussi Maire de FILLÉ après la mort de M. Loriot soit de 1908 à 1919)

    * deux charpentiers (MM. Boivin Louis et Georget Louis Père) et trois ouvriers charpentiers (MM. Leroux Eugène, Boivin Louis et Georget Louis fils

    * deux menuisiers (MM. Mallet Michel et Clément Ariste)

    * un tonnelier (M. Piron Ernest)

    * un confiseur (M. Gauvin Auguste)

    * trois maçons (MM. Fournigault Victor et Louis, et Bouleux Constant)

    * un pêcheur (Mr Roboam Louis qui fût aussi Maire de FILLÉ de 1901 à 1904)

    * un sabotier (M. Gaignon Léon)

    * un hongreur (M. Choquet Jean) et un ouvrier hongreur (M. Roger Albert)

    * un cantonnier (M. Barbier Pierre)

    * quatre gardes (MM. Georget Pierre, Leclerc Louis, Durand Hilaire et Landais Auguste)

    * un jardinier au château du Gros chesnay (M.  Froger Clément)

    * trois couturières dont deux dans le bourg (Mmes Vve Pauline Dumont et Rosalie Duperray) et la troisième dans les Iles  (Mme Peccate Clémentine).

    A cette époque qui marquait l'avènement du tramway, il y avait aussi

    * une receveuse au tramway (Mme Auxilia Ménager)

    * un employé au tramway (M. Brindeau Félix) Le nom de Félix Brindeau figure sur le monument aux morts de Fillé car il est disparu le 23 Août 1918 à l'est de Soissons à l'âge de 20 ans. Il a été cité le 31 juillet 1918 à l'ordre de son régiment où il était caporal pour sa conduite aux combats. Il a reçu la croix de guerre avec bronze (source mémorial GENWEB). Il était le fils d'Auxilia.

    Côté commerçants, il y avait :  

    * trois épicières (MMmes Taron Louise, Vve Madeleine Fontaine et Marie Després) et un épicier (M. Bouteloup Henri)

    *  un boulanger (M. Faifeu Auguste) et un ouvrier boulanger (M. Dubourg William)

    * un cafetier (M. Pommerais Alexandre) ;  

    D'autre part, on y dénombrait :   * 11 journaliers et deux journalières ;   Ce qui est remarquable d'autre part, il y avait pas moins de :   * 66 cultivateurs ;   Or, dans ce chiffre très important, il y avait quelques femmes veuves qui étaient déclarées "chef de famille" et cultivatrice et qui déclaraient leurs enfants, souvent l'aîné, "Aides de culture". En effet, dans chaque famille paysanne, l'un des enfants était "aide de culture". On dénombre ainsi :  

    *  9 domestiques ;

    * 49 aides de culture ou domestiques de culture.

      On voit, à la lecture de ce recensement de population avec l'annotation des métiers exercés par les chefs de famille concernant la population active, combien le monde a changé en 100 ans !  

       

    1906 bis

      Ce récapitulatif de 1906 faisait état de 164 maisons et 166 ménages (extrait archives départementales de la Sarthe).    

    tonnelier
     
    En 1906 à FILLE, il existait un tonnelier.


    photos ci-dessus et ci-dessous collection particulière




    Le couple qui se trouve au centre de la photo (l'homme en cravate et chapeau melon, la femme en chapeau cloche auprès d'un garçonnet habillé de blanc) serait Théodore Botrel et son épouse, l'auteur-compositeur de la "Paimpolaise" qui venait en villégiature à Fillé.


     
     

    Dans un but de perfectionnement de la navigation entre FILLÉ et MALICORNE, l'Etat entreprend la consolidation du barrage endommagé par suite de grandes crues et la reconstruction du pertuis entre 1871 et 1875. Il est entrepris également la reconstruction des portes de garde du canal ainsi que de la fermeture du pertuis vers 1912. En effet, en 1846 et 1881, il y eut de grandes crues sur la Sarthe.

    niveaux maximaux observés à Fillé : 40,15 m. en 1846 et 40,02 en 1881 (sarthegouv.fr/rapport d'étude crues historiques).


    Le long du canal pour aménager le chemin du halage, l'Etat procède en 1908 à l'aliénation d'une parcelle de terrain désaffecté.



      

     

     

     

    Une jeune fille de Fillé déclare son amour par carte postale "de Fillé" en 1907 à son ami qui est cavalier au 23° dragons, 1er escadron du 3ème peloton de Vincennes.      


        
     

     

    Monsieur Louis ROBOAM fut le premier maire du XX° siècle : il fut élu Maire de sa commune le 16 Juin 1901 et il exerçait l'activité de pêcheur. Un pêcheur élu Maire de Fillé : On ne pouvait-on mieux choisir pour représenter la commune.


    Monsieur Henri-Joseph GUICHARD, négociant, dernier occupant du château du Gros chesnay, décède en 1904. Sa fille épousa Monsieur LORY dont le fils, Yves fut le Maire de Fillé de 1952 à 1959. 

    photo collection particulière

     

        A la sortie du bourg, vers 1906, les riverains posent ; au premier plan les deux institutrices qui ont légué un terrain au Bureau d'Aide Sociale (terrain sur lequel est implanté actuellement la maison du Temps Libre). Monsieur André TOUCHARD était curé en 1906. (ci-dessous) :
       

    La Belle Epoque - Messieurs Roboam et Loriot respectivement Maires jusqu'en 1908.

    photo collection particulière

     

    A l'emplacement de l'actuel impasse Henri Vallée existait une maison qui empiétait largement sur le trottoir, ci-dessus, à gauche, elle fut donc démolie pour alignement à l'avènement de la voiture.
    ci-dessus et ci-dessous.

     

    La Belle Epoque - Messieurs Roboam et Loriot respectivement Maires jusqu'en 1908.

     
    photo collection particulière
     
     
    Ci-dessous, l'épicerie-mercerie à droite dans le centre-bourg en 1924
     

    L'épicerie-mercerie. En 1906, Mesdames DESPRES Marie et TARON Louise étaient épicières.



    photos collection particulière

    La Belle Epoque - Messieurs Roboam et Loriot respectivement Maires jusqu'en 1908.


    photo collection particulière (1908)

    Les pêcheurs étaient déjà nombreux à venir sur les berges de Fillé mais on voit ceux de la belle époque,  fort élégamment vêtus, porter le canotier tandis que d'autres pratiquent le canotage en famille.... 

     

    La Belle Epoque - Messieurs Roboam et Loriot respectivement Maires jusqu'en 1908.


    photo collection particulière


    ci-dessous : Café-restaurant à l'entrée du village qui est devenu par la suite l'hôtel du Progrès

    Monsieur Alexandre POMMERAIS était cafetier en 1906.
    photo collection particulière


    photo collection particulière

     

    Le maréchal-ferrant à gauche à la sortie du bourg (à droite sur la photo) L'école laique près de la Mairie, à gauche sur la photo.    En Juillet 1903, dans le bulletin de l'Amicale des Instituteurs et Institutrices de la Sarthe dont la devise est "Tous pour un, un pour tous", nous apprenons que l'instituteur de Fillé était Monsieur MOHAIN.    

     
    "Les façades des habitations, le long des rues empruntées par les fidèles, étaient tendues de draps piquetés de feuillages et de fleurs. Au sol, la "fouillée", formée de pétales de roses, de glaieuls et autres fleurs. Parfois, des motifs décoratifs, réalisés à partir de sciures ou de sable teintés, illustraient des passages de la Bible. Des fillettes, tout de blanc vêtues, lançaient des pétales de roses."
     
    texte extrait de LA VIE RELIGIEUSE DANS LA SARTHE de 1900 à 1940 d'André LIGNE.

     

    A Fillé, on voit que la procession entrainée par le prêtre et les enfants de choeur s'est dirigée vers le "reposoir" élevé à l'entrée du bourg dans l'actuel carrefour des rues de la Libération, de l'Aunay, des Gesleries et du Passeur.

    Sous leur soutane rouge, les enfants de chœur portent le surplis blanc. On remarquera l'ensemble des petites filles au premier rang,  également toutes de blanc vêtues et fort bien habillées : certaines portent sur leurs cheveux une couronne de fleurs alors que d'autres sont coiffées d'un joli chapeau.
    Le dais qu'encadrent les servants et enfants de chœur, abrite le prêtre tenant l'ostensoir destiné à l'adoration publique et que celui-ci lève régulièrement au-dessus de sa tête.
    Une fillette à gauche porte la bannière et d'autres enfants également à droite tandis qu'un enfant de chœur porte la croix.
    A gauche, parmi les enfants, une femme portant la coiffe sarthoise.

     


    A Fillé, le moulin appartient donc depuis 1900 à CYPRIEN COSNIER, ce moulin qui sera acquis, un siècle plus tard, par la COMUNAUTÉ DE COMMUNES DU VAL DE SARTHE, sur l'impulsion du Maire en l'an 2000 et il s'appellera ainsi le "MOULIN DE CYPRIEN" promesse faite à son petit-fils RAOUL qui fut le dernier meunier de FILLÉ. Mais grâce à l'action des élus et le courage des bénévoles, la roue qui s'était arrêtée pendant 20 ans après le départ en retraite de RAOUL COSNIER s'est remise à tourner au grand bonheur des passionnés de son moulin. Merci RAOUL.

    LA MÉLODIE DES ROUES A AUBE NE S'ARRÊTERA PAS DE SITÔT !



    La Belle Epoque - Messieurs Roboam et Loriot respectivement Maires jusqu'en 1908.


    photo collection particulière

     
    "Deux enfants au soleil" au bord de la Sarthe au début du siècle dernier.

     

    Monsieur ROBOAM Louis sera Maire en 1901 jusqu'en 1904, puis Monsieur LORIOT François jusqu'en 1908 et Monsieur BIZERAY Jean prendra la suite jusqu'en 1919.

    En feuilletant un vieil almanach de l'année 1910 des œuvres Catholiques des quartiers du Mans, nous consultons un relevé des communes du département avec le nom de chaque curé des paroisses concernées. Nous constatons qu'à Fillé, le curé de la paroisse était Monsieur Chardon, le Maire était bien sûr Monsieur Bizeray tandis que les deux instituteurs étaient Monsieur Mohain pour les garçons et Madame Busson pour les filles.

    (Source : BNF.Gallica)

    Madame Busson devait donc exercer dans cette nouvelle école récemment construite dont photo ci-dessous :


     




    Construction de l'école de filles de Fillé - architecte : LEVESQUE, enduit briques et ardoises


    Monsieur BIZERAY fit construire l'école des filles qui s'achèvera en 1922 à l'angle de la rue des Gesleries et de Bourdigale (qui devint par la suite la rue de la Libération).

     

    Scan

    Pendant l'été 1913, un de ses adjoints lui transmettra, pendant qu'il séjournera dans sa villa à Pornichet, une carte postale de FILLE lui indiquant les conditions proposées par les différents corps de métier, comme le plâtrier et le serrurier du Mans et le peintre de la Suze.


     



    photo collection particulière

    Les élèves de la classe des garçons de l'école de Fillé au début du siècle.
     



    L'établissement abritant l'enseignement privé et tenu par les Soeurs d'Evron a été laicisé par arrêté préfectoral.





    L'Abbé Couronne dans son jardin du presbytère de Fillé


    Grâce à deux "mémoires" de Fillé, on apprend que l'abbé Couronne qui était curé à Fillé durant la dernière guerre et notamment au moment des évènements de la Libération, séminariste sans fortune, il avait néanmoins fait de solides études en langue anglaise ce qui lui permit, plus tard, d'enseigner à son tour au collège Stanislas de Paris.

    Or, souvent, le jeune abbé revenait par le train et c'est à ce moment-là, au mois de juin 1908 qu'il se trouva mêlé à la conversation en anglais de quelques messieurs. Parmi eux se trouvait Wilbur Wright, tout heureux de pouvoir trouver un Sarthois qui puisse le comprendre et à qui il révéla le motif de son déplacement en Europe. L'abbé Couronne se vit donc inviter à servir d'interprète et était présent lors de la première tentative de vol de Monsieur Wright. Celui-ci lui demanda de chronométrer le temps de vol. Plus tard, quand l'abbé racontait cet épisode à son entourage, il tirait sa grosse montre de son gousset au bout de sa chaîne et il disait "C'est cette montre-là qui a chronométré le premier vol de Monsieur Wright !"

    f1.highres

    Wilbur Wright sur le terrain avant l'envol
     


    premier vol en 1903 des Frères WRIGHT (photo prise par un anonyme)
     
    photo collection particulière


    Les premières automobiles apparaissent à FILLE vers les années 20. Le conducteur de la voiture stationnée sur la photo serait Henri VALLEE...
    On recense l'arrivée de la première voiture achetée par Monsieur GYPTEAU, marchand de bestiaux au bourg. Il s'agissait d'une PHAETON TORPEDO de 10 chevaux pour un prix d'époque de 7800 francs.   En 1921, deux voitures sont enregistrées en mairie : une phaêton rapide de 12 chevaux et une ambulance Ford de l'armée américaine.
       
    En ce qui concerne ces deux derniers paragraphes en noir, ceux-ci sont extraits des Données chronologiques remises par Monsieur Pierre Gouet au Maire de Fillé (Pierre Gouet 2005/2006).

     


    Photo de ma collection
    LAVANDIERE AU PIED DE L'EGLISE DE FILLE ET A GAUCHE, LES BATELIERS D'UNE GABARRE POSENT...

          




       

    Ci-dessous, le moulin de FILLE à travers la haie d'aubépine
    (peinture à l'huile de CHRISTIANE CHOISNET)

     

    "En 1910, suite aux inondations au cours de laquelle la RN 23 fut submergée, le rapport du 10 Octobre 1936 établi par Monsieur BASDEVANT, chef de Brigade au service de Nivellement Général de la France, indique : lors de la crue de Janvier 1910, le 14 de ce mois, le niveau de la Sarthe a atteint :
     
    au Moulin de FILLE - 39,515 mètres - trait niveau 3 mètres."
     

     
     
     
     
     
     

     
     
     
    Sources manuscrites concernant le barrage : recherches effectuées par M. Pierre GOUET auprès des Archives Départementales de la Sarthe.
    concernant la procession du Reposoir à Fillé : extrait de la VIE RELIGIEUSE DANS LA SARTHE de 1900 à 1940 d'André LIGNE.
    Pour différences sources nommées : BNF.fr GALLICA.
     
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  • Avant la création de la ligne des petits trains de la Sarthe, le transport régulier des voyageurs était assuré par les bateaux à vapeur.

    La Compagnie de Blanzy effectuait le trajet entre Angers et Le Mans.

    Puis, petit à petit , une lente évolution s'opérait dans le domaine des transports sonnant ainsi le déclin de la navigation fluviale et la disparition de la batellerie traditionnelle dans le transport de marchandises.

    Depuis la disparation des diligences jusqu'à l'apogée de l'automobile,  un nouveau moyen de communication qui paraitrait bien désuet aujourd'hui par sa lenteur, allait pourtant bouleverser la vie dans nos campagnes : un important réseau ferré d'intérêt local, rayonnant autour du Mans, allait contribuer par sa densité, à sortir de leur isolement  les bourgs et les villages permettant même un développement économique nouveau. Il changeait, manifestement, la vie de tous les jours des habitants des bourgades sarthoises.

     

    LA GARE DE FILLÉ

     

    extrait du journal officiel de la République Française Lois et Décrets du 23 Septembre 1897.

    (BNF Gallica)


    La gare de FILLÉ était située sur la ligne LE MANS - MAYET. Cette ligne ouverte le 13 Septembre 1897 partait de la gare centrale des tramways par la sortie sud qu'elle quittait aussitôt par la droite, pour traverser la Sarthe au Pont de Fer en tournant devant l'usine à gaz. Elle desservait quatre arrêts facultatifs : LE PATIS-ST-LAZARE, L'ÉPINE, SAINT-GEORGES et LA RATERIE. Elle franchissait la Sarthe à la Raterie, entrait sur le territoire d'ALLONNES (arrêt fixe) puis elle continuait pour desservir la station de Spay près du Café de la Gare. Elle suivait quelque temps l'IC 8 et retrouvait son indépendance pour arriver à la station de FILLÉ et là, les beaux jours, elle déversait son flot de pêcheurs et de promeneurs du dimanche. (*)

    Car, outre le pont ferroviaire, la petite commune de Fillé s'était dotée d'une minuscule gare confiée à l'autorité du couple Brindeau, Auxilia succédant à son mari en 1907 (*) tandis qu'un imposant château d'eau venait compléter l'ensemble.

    A raison de deux trains par jour en semaine (un le matin et l'autre le soir), cette ligne Le Mans-Foulletourte-Mayet allait modifier bien des comportements puisque désormais il fallait 42 minutes seulement pour joindre la capitale du Maine à Fillé.

    "En quelques mois, ce fut le tramway qui rythma la vie du village au point que la cloche d'annonce en gare de Fillé constituait La véritable horloge." confiera cent ans plus tard notre ami René "l'historien de Fillé" à un journal local.  

     

    (*) Un premier tracé avait été étudié en 1888 par le Conseil Général de la Sarthe dont le cheminement était un peut différent (voir extrait rapport du Préfet) Source Gallica Bnf.fr Bibliothèque Nationale de France.

     

    (*) "j ai 84 ans je me souviens bien de Fillé ma grand mère Auxilia y était Chef de gare et habitait dans une partie du café de la gare chez mr Chaboche Mais tout ça est si loin" (commentaire aimablement transmis par Lulu, visiteur du blog, le 18 Juillet 2015).

    1er tracé étudiéen 1888 mars





    Ensuite notre petit train poussif franchissait à nouveau la Sarthe sur notre joli pont de FILLÉ. La ligne rejoignait la RN 23 en suivant un chemin vicinal ordinaire jusqu'à GUÉCELARD.





    photo collection particulière

    Le château d'eau (que l'on voit à l'extrême droite de la photo) qui alimentait le petit train n'a disparu du paysage qu'en 1992 pour permettre la construction du lotissement du Bourdigale. Louis Harel de la Noe qui avait édifié le pont et la gare avait élevé ce château d'eau en 1897. L'édifice de forme cylindrique, reposait sur une plate-forme carrée soutenue par quatre pieds métalliques. Il était indispensable au bon fonctionnement du petit train car il alimentait en eau la chaudière à vapeur de la locomotive Blanc-Misseron. Un puits profond, situé à 43 m au dessus du niveau de la mer, remontait l'eau à l'aide d'une chaîne à godets, actionnée par une roue à main. A chaque arrêt, le chauffeur remplissait le foyer de la machine de briquettes et faisait le plein en eau à l'aide d'une gaine en toile appelée "cheminée".

    Le ravitaillement était obligatoire à FILLÉ en raison de l'effort demandé à la locomotive pour monter la petite côte du Bur, en direction de Spay.  En effet, cette côte sollicitait drôlement les chaudières et à cet endroit on pouvait suivre à pied le convoi tellement la pente était rude.


    extrait article journal Le Maine Libre





    photo collection particulière
     



    Le café de la gare à FILLÉ (actuellement Auberge du Rallye).

    Par ailleurs, sur le magnifique ouvrage de Claude Wagner sur les tramways de la Sarthe, publié aux Editions de la Reinette, il est souligné à la page 72, qu'il existait des trains spéciaux : notamment la SOCIÉTÉ DES PÊCHEURS avait demandé la mise en marche de trains spéciaux à partir du 1er Juillet 1937 le samedi et le lundi de chaque semaine entre LE MANS et FILLÉ. Ce service sera assuré par la troisième automotrice.
    Le samedi, par exemple, on savait que les pêcheurs arrivaient par le train montant de 8h53 et qu'il en coûtait 0,65 francs en 2ème classe pour faire le trajet en provenance du Mans.
     



       photo collection particulière










    Plan du secteur de la gare de FILLÉ, à droite le long du ruisseau du Bourdigale et à gauche, un pré... lequel pré est l'emplacement du futur groupe scolaire de FILLÉ.



     
      
    Les beaux dimanches au bord de l'eau à FILLÉ, on venait donc par le train qui déversait son flot de pêcheurs et de promeneurs (vue de la Sarthe près du Pont) :



     





    photo collection particulière





    Le 5 Août 1944, lors de sa retraite, la Wehrmacht fit sauter les ponts de Saint-Georges et de la Raterie, seul celui de Saint-Georges sera reconstruit et le service ne reprendra que le 2 Juin 1945 après sa reconstruction.

    La ligne s'arrêtera définitivement le 1er Novembre 1946.

    Comme beaucoup nous n'avons pas connu les tramways sarthois mais les plus anciens se rappellent une époque de leur jeunesse où la qualité de vie n'était pas si médiocre.

     


    photo collection particulière



    Un enfant joue sur la plage près des iles et du passage à gué situé près du moulin de la Beunêche :
    la belle époque !
         









     Illustration empruntée à l'ouvrage des Petits Trains de la Sarthe d'Alain de Dieuleveut et Jean Edom



     
    sources bibliographiques et manuscrites :


    Article de presse paru dans le Maine Libre du Lundi 15 Septembre 1997 relatant le 100ème anniversaire du pont ferroviaire
     
    Ouvrage des tramways de la Sarthe du XIX° au années 2000
    de Claude Wagner des éditions de la Reinette

    archives de la Mairie de Fillé concernant le plan du secteur de la gare.


    ouvrage des petits trains de la Sarthe d'Alain de Dieuleveut
     et Jean Edom - Editions Cenomane






     

















     

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    guécelard

     

    La Gare de Guécelard vers 1900.

     

    Finalement, malgré l'opposition du Préfet de la Sarthe et du Ministre de l'intérieur de l'époque, après quinze années de pétitions, la ténacité des habitants du secteur de GUECELARD sera récompensée puisque le Conseil d'Etat saisi donne un avis favorable. Le Sénat et la Chambre des Députés adoptent la loi portant sur la séparation des deux communes, loi promulguée par Jules Grévy, Président de la République, la limite naturelle étant l'axe médian de la rivière Sarthe.

    En 1878, une nouvelle fois, Guécelard avait réitèré sa demande de séparation ; ci-dessous extrait de lecture dans une session ordinaire du Conseil Général de ladite requête :

    "Messieurs,

    "Les habitants de la section électorale de Guécelard, commune de Fillé-Guécelard, demandent de nouveau au Conseil Général de se prononcer sur l'érection de cette section en commune distincte.

    "L'origine de cette question remonte à une époque déjà éloignée. Elle a été soulevée dès l'année 1865, et, après différentes péripéties, le Conseil Général de la Sarthe a émis un avis favorable à la division, en 1872, comme l'avait fait précédemment le Conseil d'Arrondissement du Mans.

    "Une décision ministérielle du 21 mai 1873 a néanmoins rejeté cette demande, en se basant uniquement sur des raisons financières, et en alléguant que la commune dont on sollicitait la formation ne disposerait pas de ressources suffisantes pour assurer ses services obligatoires.

    "La nouvelle demande des habitants de Guécelard, formulée en leur nom par leurs Conseillers municipaux, affirme que cette situation a changé, qu'ils peuvent se suffire à eux-mêmes et assurer leurs services.

    "Mais votre commission n'a pu se procurer les renseignements nécessaires pour examiner cette délicate question, la pétition n'ayant été déposée qu'au cours de la session. Elle doit donc se borner à vous prier de demander à Monsieur le Préfet de réunir, pour la session d'août, tous les documents nécessaires, principalement au sujet de la position financière actuelle des deux sections de Fillé-Guécelard.

    "Qu'il nous soit cependant, dès à présent, permis de dire que la délibération du Conseil Général du 24 août 1872, prise sur les conclusions de Monsieur le marquis de la Suze, nous paraît fondée sur des motifs très sérieux.                                                                                                                                           .../..."

    Source Gallica Bnf.fr Bibliothèque Nationale de France
     

    Ainsi, suite à des demandes inlassablement répétées de Guécelard, le Conseil Général de la Sarthe dans sa première session ordinaire de 1878, demande que la séparation des deux sections soit ordonnée :

    fillé-guécelard 1879 conclusion

    Source Gallica Bnf.fr Bibliothèque Nationale de France (concernant les articles ci-dessus et ci-dessous).

    Cette vue est propriété de BNF.fr Bibliothèque Nationale de France

    Reproduction interdite sur autre endroit d’Internet ainsi que Tout commentaire ou copie partielle de cet article sur autre blog Merci,

    En conclusion de cette affaire qui a "séparé" les deux communes pendant une quinzaine d'années, je livre un extrait de l'intervention d'un membre du Conseil à ladite session, intervenant qui s'est manifesté deux jours après la demande ci-dessus.

    ".../...

    "C'est par d'autres motifs que la question de la réunion ou de la division des communes doit être résolue et vous tiendrez à vous inspirer des principes généraux du droit administratif.

    "Quand l'Assemblée constituante a refait les circonscriptions territoriales de la France, elle était maîtresse d'agir à sa guise et pouvait céder à cet amour de la régularité géométrique qui semble posséder nos adversaires. Elle ne l'a pas fait et comprenant qu'une administration municipale est instituée pour servir les intérêts communs de chaque collectivité d'individus, partout où elle a vu un clocher avec ses intérêts distincts, elle a créé une commune. Chaque paroisse a été conservée telle que les hasards de notre vie nationale avaient pu la former et le législateur d'alors n'a pas cru pouvoir ôter, même aux plus faibles, le moyen de défendre les intérêts qu'elles avaient à représenter.

    "Ce sont ces principes, Messieurs, qui nous régissent depuis bientôt un siècle ; c'est à leur lumière qu'ont été résolues toutes les questions de réunion et de division des communes. Quand les intérêts de deux groupes d'habitants sont arrivés à être les mêmes, on a toujours considéré qu'un seul conseil municipal suffisait et on a prononcé la réunion ; quand au contraire, dans la même commune, il s'est formé deux groupes d'intérêts distincts, on n'a jamais hésité à leur donner une représentation distincte et vous venez de faire vous-même une judicieuse application de cette règle, en demandant, il y a deux jours, la division de la commune de FILLÉ-GUÉCELARD."

                                                                                    ..../....

    Mais, coup de théâtre, alors que le Conseil Général a émis maintes fois un avis favorable pour la division en deux communes de Fillé et de Guécelard, après avoir transmis leur avis et tout le dossier à Monsieur le Ministre de l'Intérieur, celui-ci leur répond le 28 Décembre 1879 par une dépêche insérée au rapport de Monsieur le Préfet. La publication de cette décision cause un grand émoi chez les intéressés qui s'attendaient à une autre solution.

    Voici le texte de la dépêche :

    "Paris le 28 Décembre 1879

    "Monsieur le Préfet,

    "Vous m'avez transmis, le 4 Novembre dernier, le dossier d'une pétition par laquelle les Conseillers Municipaux et habitants de Guécelard demandent la distraction de leur section de la commune de Fillé-Guécelard, canton de la Suze, arrondissement du Mans (Sarthe), et son érection en municipalité distincte.

    "C'est la troisième fois que l'Administration est saisie de ce projet, écarté en 1873 et en 1875.

    "Comme à cette époque, les pétitionnaires exposent que leur section possède tous les édifices publics nécessaires au fonctionnement d'une Municipalité, que séparés du chef-lieu par une barrière naturelle, la Sarthe, ils sont astreints à des déplacements pénibles et quelquefois même dangereux, aucun pont ne reliant les deux parties de la commune ; qu'enfin, la section de Guécelard représentée au sein du Conseil Municipal par un nombre de Conseillers inférieur à celui de la section chef-lieu, voit celle-ci s'approprier la plus grande partie des ressources communes.

    "En 1875, le Ministre de l'Intérieur reconnaissait que la traversée de la Sarthe pouvait occasionner une certaine gêne auprès des habitants de Guécelard et promettait d'y remédier par la création d'un adjoint spécial ; la section ne répondit pas à cette offre qui faisait disparaître les inconvénients signalés en supprimant les déplacements nécessités par les déclarations de l'état-civil.

    "Depuis, aucun fait nouveau n'est venu modifier la situation ; je ne vois, par conséquent, aucune raison de revenir sur les décisions prises par mes prédécesseurs.

    "L'examen personnel que j'ai fait du dossier m'a, au contraire, convaincu que le démembrement ne pourrait avoir lieu sans nuire à la fois aux intérêts généraux et à l'intérêt particulier des deux groupes de population.

    "Si, en effet, les deux sections ont en population et superficie une importance qui permettrait à la rigueur de les constituer en municipalités distinctes, leur situation financière deviendrait très obérée après la séparation. Sans être riche, la commune de Fillé-Guécelard peut faire face à ses dépenses à l'aide de centimes additionnels qui rapportent chacun 71 frs ; elle peut consacrer près de 1,000 frs par an au soulagement de ses pauvres. Il est incontestable que, réduites à un principal de 3,300 ou 3,800 frs donnant par valeur de centimes 33 à 38 frs, les deux communes qu'il s'agirait de créer seraient beaucoup plus pauvres ; et, pour équilibrer le budget de Guécelard, on serait obligés de diminuer au détriment des services publics la dotation de chacun d'eux. D'ailleurs, cette section serait légalement obligée d'entretenir une école de filles, et le bâtiment lui manquant, elle devrait en construire une ou deux dans un local provisoire. Il lui faudrait également une salle de mairie dont la dépense n'est pas prévue au budget.

    "La commune actuelle paraît être administrée avec intelligence et impartialité, aucune cause sérieuse de rivalité n'existe entre les sections, les ressources ne sont pas comme l'allègue Guécelard, exclusivement employées à l'avantage de la section de Fillé puisque sur 12,398 mètres de chemins vicinaux existant dans la commune entière, Guécelard en renferme 8,413 mètres et Fillé seulement 3,935.

    "Dans ces conditions, j'estime que le mieux est de maintenir l'état de réunion, sauf si, la section de Guécelard le désire, à provoquer, comme le proposait mon prédécesseur, la nomination d'un adjoint spécial pour remplir dans ce village les fonctions d'officier de l'Etat-civil.

    "Vous trouverez ci-joint le dossier de l'affaire moins quelques documents que j'ai conservés pour ordre.

    "Recevez, Monsieur le Préfet....

    Source dépêche Mr le Ministre de l'Intérieur du 28 Décembre 1879 Gallica Bnf.fr Bibliothèque Nationale de France

    A la session extraordinaire de Mars 1880, le Conseil Général prend donc connaissance de cette situation. C'est la consternation. Pour dissiper l'émotion suscitée et pour calmer les esprits, un des interlocuteurs qui est en charge du dossier précise aussitôt que, dans un premier temps, celui-ci  avait donc été renvoyé par Monsieur le Ministre mais, suite à de nouvelles démarches, il avait été redemandé et, qu'à la période de cette session de Mars 1880, le dossier était toujours mis en examen de la section qui en saisira prochainement le Conseil d'Etat. Il insiste sur le fait qu'à l'heure où il parle, rien ne peut faire préjuger d'une situation défavorable et justifier les craintes qui se manifestent. Il ajoute, pour conclure, que la semaine suivant cette session de Mars 1880, le Conseil d'Etat statuerait sur cette affaire. 

    A LA SUITE DE NOUVELLES DEMARCHES, MONSIEUR LE MINISTRE DE L'INTERIEUR A BIEN VOULU REEXAMINER A NOUVEAU CETTE AFFAIRE ; IL Y AVAIT TOUT LIEU D'ESPERER QU'IL REVIENDRAIT SUR CETTE PREMIERE FIN DE NON-RECEVOIR ET QU'IL CONSENTIRAIT A TRANSMETTRE LE DOSSIER AU CONSEIL D'ETAT.

    Source BNF.fr Gallica B ib liothèque Nationale de France


    ET, ENFIN GRACE A LA PERSEVERANCE DES HABITANTS DE GUECELARD, FILLE ET GUECELARD SONT DESORMAIS DEUX COMMUNES DISTINCTES A LA DATE OFFICIELLE DU 30 JUILLET 1880.

    Guécelard et Fillé ne sont pas le seul cas unique de défusion de communes :

    A peu près à la même période, en 1872,  près de Redon, le village de Sainte-Marie d'où mes grands-parents paternels étaient originaires, s'est détachée de sa commune voisine de Bains sur Oust. La commune de Sainte-Marie-de-Redon  compte aujourd'hui 2 200 habitants.  Vingt ans plus tard et douze ans après la scission de Fillé et Guécelard, la loi du 13 avril 1892 distrait de la commune de la commune de Neuilly sur Marne, les sections de Neuilly-Plaisance et du plateau d'Avron.

    La séparation de deux villes comme Neuilly-Plaisance et Neuilly-sur-Marne s'était faite par consentement mutuel car l'urbanisation croissante ranima vite la question de la séparation qui était la seule issue possible pour Neuilly-sur-Marne qui voyait, déjà cette époque, le risque de se voir absorbée par la montée démographique de Neuilly-Plaisance.

    Le problème se serait sans doute posé, au siècle dernier, dans des proportions moindres, mais néanmoins bien sérieuses, entre Fillé et Guécelard car avec la présence de la route nationale qui traverse le bourg et  l'avènement des transports, la commune de Guécelard a vu sa population augmenter dans des proportions beaucoup plus importantes que celle de Fillé (2674 hab. au dernier recensement de 2008 pour Guécelard contre 1522 pour Fillé) .     

    Au fil du temps, de nombreuses communes se sont scindées quand d'autres, à l'inverse, se rattachaient...

     

    Monsieur GARNIER Louis a été réélu Maire à la suite de la séparation de GUÉCELARD .
    Le 21 Novembre 1880.

    Désormais, le Maire - n'ayant plus le loisir de recevoir les pétitions des guécelardais demandant leur scission - le 8 Mai 1881, il se contente de donner lecture au conseil d'une autre pétition : celle adressée par les nombreux habitants des îles qui se plaignent des inondations successives et de l'inertie de la municipalité à y remédier !

    En Novembre 1881, l'instituteur publique, Monsieur M.... a été prié par la Municipalité de donner des cours à des adultes sur leur demande. Celui-ci est tout disposé à
    condescendre à leur désir, trois fois par semaine. Une quinzaine de jeunes gens ont manifesté le désir de les suivre en venant se faire inscrire en Mairie ; Monsieur le Maire remercie Monsieur l'Instituteur de son désintéressement.
    Il existait deux écoles : l'école primaire des garçons et l'école primaire des filles. Chaque année on dressait la liste de ceux qui étaient admis gratuitement et ceux qui devaient payer.

    L'ancien cimetière auprès de l'église ayant été supprimé , un nouveau cimetière est construit à sa localisation actuelle. On l'entoure de haies vives mais il est décidé de construire un mur car les tombes sont fréquemment bouleversées par les animaux. Un mur d'enceinte sera édifié et les moëllons seront pris à Saint-Benoît. Le préfet est d'accord pour la construction du mur et le cimetière ainsi sera clos. Mais en Janvier 1884, le Maire expose l'impossibilité de commencer le mur du cimetière cette même année (année électorale), et le conseil considérant qu'il vaut mieux entrer de plein pied dans le cimetière que d'avoir trois marches à monter...

    Le compte-rendu des recettes de la fabrique donne un résultat excédentaire de 3080,50 francs mais, souligne-t-on, la voûte entière de l'église est à refaire.

    Le 18 Mai 1884, Monsieur GARNIER Louis est réélu Maire de FILLÉ. A la Toussaint 1884, on inaugure en grande pompe la croix du nouveau cimetière.

    En 1885, il est toujours question du mur... : souscription en nature pour clôture du cimetière mais d'autres projets sont en cours : il est demandé une étude de tracé concernant le passage du futur tramway du Mans à La Flèche (passage de la rivière).
    Il est d'ores et déjà acquis que la contrainte du passage par bac est une voie de communication tellement imparfaite qu'elle devra être un jour remplacée par un pont ; en outre, assujettie à un droit de péage qui, journellement répété, devient onéreux : tôt ou tard, le Département ou l'Etat sera dans la nécessité donc d'établir un pont.

    En 1885 toujours, Monsieur le Marquis de Broc fait acquisition d'une mail-coach de 16 places construites par les Ets Bollée du Mans. "Des paysans attrapent de peur la jaunisse tandis que dans les prés les vaches deviennent ribaudes ! On entend la pétoire jusque dans les Basses-Iles" (sic).

    Puis en 1887, cette année-là, l'ordre moral se mit en branle à la suite d'une affaire concernant une jeune femme de Fillé et ses filles naturelles. Le Maire de Fillé tient ces propos devant le Conseil Municipal :

    "Serait-il équitable, serait-il décent d'imposer aux communes les plus morales ce qu'on pourrait appeler le tribut du vice ?"

    Ces paroles se passent de commentaires mais sont évidemment pour le moins choquantes quand on les relit à notre époque...

     

    En ce qui concerne les paragraphe écrits en noir, ceux-ci sont extraits des Données chronologiques remises par Monsieur Pierre Gouet au Maire de Fillé (Pierre Gouet 2005/2006).

     

     

     


     

     

     

     

     









    Sources manuscrites des paragraphes écrits en bleu :

    Extraits des recherches auprès des archives municipales de la Mairie de Fillé.




     
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    Paragraphe précédent : la voiture d'Henri Vallée exposée au Musée des 24 HEURES DU MANS.
     
     

     
                                 
     
     
    Henri VALLEE est un enfant du pays, né le 30 Juin 1865. Son père était instituteur à FILLÉ mais il mourut quand son fils était en bas âge. La famille VALLÉE habitaient à l'emplacement exact de l'impasse Henri Vallée mais la maison a disparu car elle empiétait largement sur la chaussée. Par souci d'alignement, qui décida de la détruire pour faire cette impasse ?
     
     
     
     
    On remarquera en passant à droite, au premier plan, la maison du maréchal ferrant

    Enfin, à gauche,  au premier plan, les deux institutrices prennent la pose devant l'école-mairie, propriétaires d'un terrain sur lequel il a été implanté - un siècle plus tard : vers 1985  - la MTL, elles décideront de le léguer au CCAS.

     
     


     
     
     
     
    Les aptitudes d'Henri pour les choses de la mécanique et pour le dessin industriel décide Jules, son frère aîné, nettement plus âgé que lui, à le mettre en apprentissage dans un atelier de serrurerie.

    En 1884, Henri entre chez Amédée Bollée père qui construit des voitures depuis 1873. Le sachant habile mécanicien, Amédée Bollée lui confie le soin du Mail Coach commandé par le marquis de Broc.

    Mais désireux de parfaire ses connaissances, il part aux Etats Unis où il travaille dans un premier temps dans une scierie de Pittsburg puis dans une usine de la Nouvelle Orléans. De retour au Mans, le démon de l'invention commence à le posséder.


     

     
    La voiture et la machine à écrire ont été exposés lors de la manifestation du 30 Octobre 1989 à FILLÉ organisée par le CLUB LOISIRS, objets aimablement prêtés par le Musée de l'Automobile.


    Ainsi, en 1887, à l'âge de 22 ans, il invente la machine à écrire, bien avant sa véritable percée dans les bureaux. De 1895 à 1902, Henri Vallée, constructeur automobile propose onze voitures à son catalogue, construites à la demande et pratiquement sur mesure. Chaque modèle, par le détail est unique. Mais la fabrication en série que pratiquent d'ailleurs, parallèlement, les frères Bollée aura eu raison de son entreprise.





    brevet du15 Juillet 1896 pour voiture automobile construite par H. VALLEE

     
     
    Photos d'une des toutes premières automobiles construites dans l'usine d'Henri VALLÉE au MANS.
     
     
     
     
     
     
    documents remis par Monsieur Daniel TURGIS (AGNEAUX 50180) - via René GAIGNON -
     
     
     
     
    Dans les voitures de marque Henri Vallée s'y trouvait fixé un cadre à glissière qui permettait de dégager le moteur à la manière dont on retire un tiroir d'un meuble, une simple vis permettait de maintenir le moteur en place dans la voiture. Des courroies sans fin évitaient les problèmes des attaches et des allongements. Ainsi, elles n'avaient jamais besoin d'être raccourcies : le peu d'allongement qu'elles prenaient se corrigeant facilement avec le coulissement du moteur sur la glissière. Cette possibilité de sortir facilement le moteur de la voiture précédait de plusieurs décennies des réalisations semblables aux Etats Unis.
                                                    
    Toutes ces innovations étaient appréciées d'une certaine clientèle à la recherche des techniques les plus avancées pour une locomotion rapide alors qu'Henri Vallée ne pensait pas aux clients qui recherchaient avant tout des voitures simples et économiques. Beaucoup de concurrents avaient axé leur fabrication sur un seul modèle au prix de revient moins élevé. Ces efforts dispersés eurent des effets néfastes et en 1902, la S.A. Henri Vallée dût cesser son activité, non par insuffisance de techniques - ces modèles sont de qualité comme la célèbre pantoufle construite en 1899 voiture de compétition originale à plus d'un titre - ou par absence de recherches mais en en raison des prix non concurrentiels. Ce fut la faillite et Henri Vallée perdit une partie de sa fortune. Il vendit son usine et sa maison.
     
    Ces renseignements sont extraits d'un livre remis par : René GAIGNON. (Pour plus d'informations, le contacter.)
     
     
     
     
    Henri VALLEE avait participé avec l'une de ses automobiles à la course de côte de GAILLON.
     
     
    L'automobile se vend mal, qu'à cela ne tienne, la motocyclette VALLÉE prendra le relais ! Après avoir vendu son usine et sa maison on le retrouve trois ans plus tard dans une fabrique de motocyclettes sise 29, rue Pasteur au Mans. Sur ce terrain du 29 de la rue Pasteur, il y construisit donc deux bâtiments en planches, l'un formé de trois pièces en enfilade qui lui servait de logement et l'autre faisait fonction d'atelier où il construisit en 1905 la première motocyclette à moteur à eau. Elles apparurent sur le marché dotées de moteurs mono-cylindriques à quatre temps, refroidis par circulation d'eau thermo-siphon, avec embrayage par tension de la courroie de transmission, la mise en marche se faisant à l'aide d'une manivelle. Elles étaient même pourvues d'une fourche avant élastique et d'une suspension de selle très efficace.
    Par rapport aux motos à moteur à ailettes, les motos à moteur à eau d'Henri Vallée présentaient divers avantages : le moteur à eau ne chauffe pas, ne "grippe" pas, use cinq fois moins d'huile et donne un rendement bien supérieur ; il s'arrête toujours lorsque l'on coupe l'allumage avec la poignée interruptrice alors que les moteurs à ailettes sans eau, lorsqu'ils sont très chauds continuent à marcher et sont la cause de nombreux accidents. Il ne "gomme" pas non plus à l'arrêt par suite de surchauffe de l'huile ; il monte les côtes les plus dures et les plus longues sans donner signe de fatigue .
    Ainsi, avec son moteur à eau, la motocyclette d'Henri Vallée pouvait être employée à poste fixe comme force motrice pour actionner diverses machines : aplatisseurs, concasseurs, coupe-racines, écrémeuses, barattes, pompes, etc... Elle pouvait également servir à actionner une dynamo pour l'éclairage des maisons.
     
     

     
     
    Document remis par Monsieur SOULARD (85130 LES LANDES GENUSSON) - via René GAIGNON.
    Cette photo a été retrouvée il y a près de quarante ans (le pilote de la moto étant le grand-père de Monsieur Soulard).
     
    Sur la fourche à droite, sans doute, la marque de fabrique de l'usine Vallée 
     
    Enfin, malheureusement, la vente de motocyclettes ne marche pas mieux et en désespoir de cause, le Filléen s'improvise batelier sur un petit bateau ramené du Havre.




     
     
    A la fin de sa vie, Henri VALLEE venait souvent en bateau à FILLÉ, on le voit ici à droite dans une embarcation s'approchant du pont (à droite).
     
    Après une dernière invention en 1914, cet homme disparaitra noyé à l'écluse des Planches. Le bateau aura causé sa perte à l'âge de 51 ans plongeant la mémoire d'Henri Vallée dans un long silence jusqu'à ce week-end des 13 et 14 Octobre 1989 où la Municipalité de FILLÉ et le CLUB LOISIRS réunis ont organisé une exposition avec diaporama en trois volets sur les 24 heures du Mans, l'évolution de l'automobile et les plus belles voitures du mans. Un prototype très ressemblant de la machine à écrire créée par Henri Vallée fut le clou de l'exposition, aimablement prêté pour la circonstance par la Ville du Mans.

    Le dimanche par un temps magnifique, une concentration de véhicules de collection devait complèter cet hommage à Henri Vallée.

    Le corps d'Henri Vallée repose au cimetière de Fillé. Sa tombe se trouve au fond du cimetière, à gauche de l'allée centrale, près de la chapelle. En 1898, Henri Vallée avait acheté une concession au cimetière de Fillé pour lui et les siens.

    Bien peu se souviennent de lui. Reconnu comme un véritable prophète de la mécanique, inventeur, constructeur, coureur automobile, ce petit homme barbu, au front haut où brillaient des yeux pétillant d'intelligence était un sage qui acceptait placidement son sort, très simple et très droit, il était aimé de tout son entourage et éprouvait un parfait mépris de l'argent ainsi que de ceux qui en faisaient étalage.
     
     
     
     



     


    Il forma quantité de jeunes ouvriers non seulement sur le plan professionnel mais aussi sur le plan moral.
     





    photo collection personnelle
     
    LE DIMANCHE 14 OCTOBRE 1989, UNE EXPOSITION CONSACRÉE A SES INVENTIONS ET UN RASSEMBLEMENT DE VÉHICULES DE COLLECTION SUR LE PARKING DU STADE A COMPLÉTÉ CET HOMMAGE A HENRI VALLÉE PUIS COMME DE COUTUME DANS CES OCCASIONS, UN VIN D'HONNEUR A ÉTÉ OFFERT A LA SALLE DES FÊTES QUI PORTE SON NOM.
     
    A DROITE DE LA PHOTO, PRES DU CONDUCTEUR DU VÉHICULE ANCIEN, GÉRARD CHOISNET QUI VENAIT D"ÊTRE ÉLU MAIRE EN MARS 1989.





     










    Une autre famille habitant rue du Passeur a eu un fils qui eut à son époque une certaine célébrité : la famille TROUVE. (les familles TROUVE et VALLEE habitaient en face l'une de l'autre, la famille TROUVE habitait la maison qui fut pendant un temps une épicerie).

    En effet, Ariste TROUVE-CHAUVEL né à LA SUZE le 29 Octobre 1805 (17 brumaire de l'an 14), homme politique français décédé dans l'oubli à Paris, le 14 Octobre 1883, était le fils de René Trouvé, marchand tanneur, né le 7 Mars 1781 à Fillé sur Sarthe.


    Après de brillantes études, dès 1834, il se lance en politique en devenant membre du conseil municipal du Mans.
    - en 1838, il crée la Banque Commerciale Industrielle Agricole de la Sarthe ;
    - le 19 Mars 1840, il devient le Maire du Mans ;
    - en 1847, il crée la Compagnie de Navigation Fluviale de l'Ouest ;
    - le 15 Mai 1848, il devient Préfet de Police de Paris ;
    - le 21 Octobre 1848, il obtient que le tracé definitif de la voie ferrée Paris-Rennes passe par LE MANS alors en concurrence avec ALENÇON ;
    - le 25 Octobre 1848, il devient ministre des Finances du gouvernement Cavaignac.

    Opposé à Louis-Napoléon Bonaparte élu à la présidence de la République le 10 Décembre 1848, il est emporté par la vague bonapartiste.
    Battu aux élections, il revient à la Suze où il dirigea la tannerie familiale.
    A l'annonce du coup d'état du 2 Décembre 1851, croyant à une opposition durable, il soulève et arme ses tanneurs. Mais après l'échec de soulèvement,  il est contraint à l'exil durant lequel il rencontre à plusieurs reprises VICTOR HUGO.




     



    Ariste Trouvé-Chauvel fut ministre des finances sous le gouvernement de Louis-Eugène CAVAIGNAC

    général et homme politique français









    Source et informations :
    biographie d'HENRI VALLEE (1865-1916) inventeur, constructeur et coureur automobile remis et signé René GAIGNON et qu'il a dédicacé lui-même à l'attention de Monsieur le Maire de FILLE, Janvier 1991.
    illustrations extraites du livre précité.

    Divers documents remis par René GAIGNON sur HENRI VALLEE (ceux concernant l'une des toutes premières voitures lui ont été remises par MonsieurTURGIS d'AGNEAUX et celle concernant la motocyclette type 1905 lui a été remise par Monsieur SOULARD des LANDES-GENUSSON.
    Sources bibliographiques : Henri Vallée "le prophète" : l'Automobile a 111 ans... rue LA CENOMANE - quatrième année n° 13 - été 1984.
    Concernant Ariste Jacques Trouvé Chauvel :
    Source et informations sur le site "Ariste Jacques Trouvé-Chauvel, wikipédia"

    La revue CENOMANE revue trimestrielle -  4ème année n° 13 "L'automobile a 111 ans" - Henri Vallée "le prophète".







     




     

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